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Jacques Bertot : Directeur Mystique

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Une école spirituelle naquit au début du XVIIe siècle en Normandie, dont fit partie Jacques Bertot. Le choix de textes présenté ici offre un ensemble riche de précieux conseils pour cheminer sur les sentiers de l'amour divin.

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47,00 € TTC

Fiche technique

Hauteur 21 cm
Largeur 15 cm
Poids 785 g
Nombre de pages 576

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- Textes présentés par D. Tronc.

Une école spirituelle naquit au début du XVIIe siècle en Normandie, dont fit partie Jacques Bertot, confesseur du couvent des bénédictines de Caen fondé par la soeur de Monsieur de Bernières, puis confesseur du couvent de Montmartre à Paris. Son rayonnement déborda sur un cercle laïc, animé ensuite par Madame Guyon. Le choix de textes présenté ici offre un ensemble riche de précieux conseils pour cheminer sur les sentiers de l'amour divin. Ils sont le fruit de l'expérience d'un guide sûr, dont la marque personnelle consiste en une extrême densité et en une grande rigueur.
"Monsieur Bertot (1620-1681) fait partie des spirituels actifs mais discrets qui souhaitent demeurer cachés. Ce voeu serait accompli si sa dirigée la plus illustre, Madame Guyon (1648-1717), n'avait rassemblé des opuscules et des correspondances de sa main. Ceux-ci furent publiés tardivement en 1726, après leur mort, sous le titre : Le directeur Mistique. Ce titre peut paraître étrange à première vue. Il correspond en fait très exactement au contenu des quatre volumes de cette édition : Monsieur Bertot, profond spirituel, prêtre et confesseur, guida de nombreuses religieuses et des laïcs sur la voie mystique.
Son rôle au sein d'une école spirituelle dite "normande", reconnue mais pas assez étudiée, est central. une filiation spirituelle commence avec le franciscain Jean-Chrysostome de Saint-Lô (1594-1646), confesseur vénéré d'un groupe nombreux dont Catherine de Bar (mère Mectilde du Saint-Sacrement, 1614-1698), et Jean de Bernières (1602-1659), un laïc. Ce dernier eut l'idée de créer le cercle de l'
Ermitage, où il offrait à ses amis mystiques prière, solitude et conseil sur le chemin spirituel : parmi eux, Jacques Bertot. A son tour, Madame Guyon reprendra ce rôle de guidance au milieu d'un cercle d'amis spirituels.
Après avoir élé le confesseur du couvent des bénédictines de Caen, dont la prieure était Jourdaine de Bernières, soeur de Jean, Bertot devint celui du couvent de Montmartre à Paris, rendu célèbre par sa réforme entreprise sous Benoît de Canfield. C'est à la fin de sa vie qu'il rencontra la jeune Madame Guyon.
Si Jacques Bertot nous échappe en grande partie au niveau de sa vie qui demeure très discrète, il se révèle intérieurement par son oeuvre écrite assez abondante. Le "corpus" des écrits, reconstitué ici pour la première fois, et dont nous ne présentons ici qu'environ un septième en volume, traduit son expérience la plus profonde lorsqu'il répond aux demandes provoquées par son apostolat. Cette expérience nous a paru admirable et sans équivalent sur de nombreux points : s'en détachent particulièrement les témoignages affirmant l'efficience de la prière pour appeler la grâce divine sur ses dirigés. Ces écrits traduisent l'exigence d'une voie directe, voire abrupte, bien éloignée de toute complaisance ou d'une paresse qui justifierait le sobriquet de "quiétiste"... "
(Présentation, par Dominique Tronc)